02 décembre 2012

Pourquoi c'est pas si simple de quitter quelqu'un ?

 

Je crois qu'en trois ans de couple avec mon chéri, j'ai dû me dire au moins 1598 fois très exactement : « Punaise, il est trop con, la prochaine fois, je le quitte ». Et la prochaine fois, ça n'était que la 1599 ème fois que je me dégonflais. Encore.

Pourquoi, au juste ? Est-ce que je ne suis qu'un pauvre ballon qui se vide de tout courage dès qu'on plante une aiguille dedans ? Est-ce que je suis lâche ? Bah, très certainement, quand même.

Quand j'ai appris que ma cousine, de 26 ans, avait largué son copain avec qui elle était depuis 8 ans, alors qu'ils avaient tenté de mettre un bébé en route, alors qu'ils vivaient ensemble depuis longtemps et qu'ils me paraissaient, à moi, être un couple dur comme le roc, le couple immuable qui ne rompra jamais... J'ai été un peu jalouse. Je me suis dit « Putain, ma cousine elle a des cojones de folie, quand même ». J'aurais bien aimé être comme elle. Prendre ce genre de décision, même si ça paraît souvent soudain à la personne en face, c'est beaucoup de réflexion. Ça commence à mijoter dans notre esprit avant même qu'on ne s'en rende vraiment compte. On le fait pour une raison et cette raison ne nous apparaît pas en deux secondes : elle pousse comme une graine, et quand c'est enfin un gros arbre que nous avons à l'intérieur de nous, nous finissons par le couper et nous en aller. Moi, je n'ai pas ce gros arbre. J'ai souvent eu l'impression de l'avoir, de vouloir péter mon câble, hurler et casser des assiettes et partir en claquant la porte. Mais je suis encore là, avec mon amoureux, et je lui dis que je l'aime.

Certains, durant toute leur vie, n'ont pas cette rancœur, cette bonne raison de partir qui poussent en eux. Ils ont de la chance.

Mais quand c'est le cas, pourquoi c'est aussi dur de quitter la personne qu'on aime ? Si, dans ma tête, je me dis que je craquerais forcément un jour, pourquoi ai-je la lâcheté de ne pas arrêter tout de suite, plutôt que d'attendre la fin, celle où on aura envie de se taper dessus et où on se lancera des « morue ! » et « espèce de sale coup qui bande mou »  ou encore « de toute façon, tes pattes aux lardons, je les ai toujours trouvées dégueulasses, peuuuh ! » ?

Je me dis que finalement, tant que nous n'en sommes pas au point de non-retour, ça n'existe peut-être pas. Ma cousine a pris une décision, elle a atteint la limite, elle est partie. Si elle n'avait pas atteint cette limite, elle n'aurait peut-être pas eu le courage de partir de suite, aussi mal aimée se sente-t-elle. Parce que sans la limite, on se dit que peut-être cette limite ne sera jamais atteinte, et on tente.

Peut-être que l'arbre, il va vieillir, se ratatiner sur lui-même, et disparaître, et qu'un jour une jolie fleur poussera dessus et que tout sera arrangé et j'aurais même pas eu à me mouiller et à larguer la personne que j'aime. Peut-être que ce scénario tout droit venu du pays des malabars arrivera un jour. Peut-être qu'il faut que j'arrête de regarder Grey's Anatomy et que je me rende compte qu'en vrai, les gens ne se remettent pas ensemble à tout bout de champ.

Tellement de « peut-être ». Mais des « peut-être » qui me bloquent. Ce ne sont pas des sources sûres. Alors que mon amour réciproque pour mon amoureux, c'est une source sûre. Même s'il est con, qu'il a dix ans d'âge mental en moins que ce que dit son âge physique, qu'il a autant de libido qu'un pot de fleur, qu'il est parfois tellement ennuyeux à ne rien vouloir faire que j'aimerais le gifler et le secouer comme un saladier, que je desépère de le voir un jour quitter la maison de sa môman et s'engager réellement avec moi... Je l'aime encore, et la limite n'est pas atteinte.

J'attends de craquer, d'atteindre cette limite. Parce que ce n'est pas si simple, de quitter les gens qu'on aime. Ce n'est pas si simple de changer de vie, de foutre au placard toutes ces choses qu'on a vécues pour en vivre d'autres différentes avec d'autres personnes et dans d'autres endroits. Ce serait comme se jeter soi-même au placard pour se créer un nouveau « moi ». Il y a sans doute une grande part de peur, cette peur de l'inconnu qui me dévore. Quand j'étais célibataire, je refusais d'avoir un copain. Je réfléchissais et je me disais que ça me ferait sacrément chier qu'une personne arrive, comme ça, et que je doive lui consacrer de mon précieux temps, arrêter ou moins faire certaines choses pour le voir, changer mes habitudes, devoir discuter avec quelqu'un, entretenir le lien... Je me disais que franchement, pourquoi on se prend le chou avec ça alors que c'est chouette de faire de l'ordi toute la soirée et de dormir tout le samedi après-midi en revenant du lycée. Et mon amoureux est arrivé, et je me suis habituée à de nouvelles choses. Et c'est incontestable, j'ai changé. Je suis toujours moi, mais ça m'a transformée, d'avoir quelqu'un dans ma vie, d'apprendre le compromis, le sacrifice, le plaisir, la vie de couple. Mon copain, avec son manque de tact, ses leçons de morale, son expérience, m'a faite grandir. Je suis fière de la personne que je suis maintenant. Je m'égare, je suis très loin du sujet initial, je sais, tapez-moi les doigts. Je voulais seulement tenter, maladroitement (on en conviendra) de dire que quitter quelque chose ou quelqu'un d'important, changer de vie, revient forcément à laisser derrière une petite partie de nous-mêmes, et que ça, ça fiche un petit peu les chocottes je trouve.

Tout ça pour dire que c'est facile de dire qu'on va quitter quelqu'un, c'est facile de dire qu'on l'oubliera vite et qu'on ira bien mieux, mais une fois qu'on est dans les bras dans cette personne et qu'on ne voit aucune limite en vue, on n'a pas envie de tout lâcher.

En fait, la base de tout ça, c'est l'espoir. L'espoir de ne jamais voir la couleur de cette fichue limite. Ce n'est pas une peur irrationnelle, je trouve. C'est imaginable. Tout comme on peut avoir l'espoir de ne jamais avoir de cancer ou d'accident, de trouver un boulot, d'avoir des enfants... On peut avoir l'espoir que la limite ne soit qu'un lointain concept, et que ça continue à aller bien. C'est, à mes yeux, loin d'être impossible. Peut-être que ça passera, peut-être pas. Mais je n'y suis pas encore.



Avez-vous déjà atteint la limite ? :)

Posté par JeuneAnecdotique à 21:07 - - Commentaires [29] - Permalien [#]


Commentaires sur Pourquoi c'est pas si simple de quitter quelqu'un ?

    C'est sans doute ce qu'il y a de plus dur à faire...
    Je n'ai jamais eu à atteindre cette limite, mais c'est tellement personnel, ce qu'on peut supporter et ce sur quoi on ne passera plus deux fois. Je ne te le souhaite pas, mais si cela devait arriver, j'espère que tu trouveras la force pour le faire.
    Prends soin de toi en tout cas... C'est peut-être à ça aussi que tu verras ta "bottom line", le moment où tu penseras à toi et où tu verras si ce qui se passe dans ta vie, te fait du bien ou du mal.

    Posté par lablune, 02 décembre 2012 à 21:28 | | Répondre
  • Je crois comme toi qu'il existe une limite qui, si elle n'est pas atteinte, est synonyme de regrets. Et il n'est rien de plus terrible que les regrets. Même si être sûre à 100 % n'existe pas je pense dans ce genre de situation, être prête à laisser l'autre s'en aller pour s'en aller soi même est primordial. Et qui sait, peut-être derrière cette mauvaise passe se cache finalement de très belles suites à cette histoire ? Laisse germer...
    Bises et courage !

    Posté par Miss Blemish, 02 décembre 2012 à 21:30 | | Répondre
    • En effet, quand il n'y a pas la limite, j'aurais très peur de m'en aller et de le regretter ensuite, de me dire "mais pourquoi j'ai fait ça ??".
      Bref, il faut se connaître, savoir ce qu'on accepte ou pas et voir ce qui nous ferait le plus de bien. A mon âge je ne me connais pas encore bien et je me fie à cette limite qui (ouf!) est encore loin d'être atteinte je pense.
      Merci à toi de ton commentaire !

      Posté par JeuneAnecdotique, 02 décembre 2012 à 21:55 | | Répondre
  • Intéressant article (en lisant le titre je me suis dit, hein mais quoi, elle l'a quittée alors qu'elle disait encore récemment être heureuse d'etre toujours avec lui? xD)
    Et je pense que tu donnes bien la bonne raison, quitter quelqu'un, c'est renoncer à une partie de sa vie, c'est aller vers un grand changement, renoncer à de nombreuses choses, et même si c'est pour aller le mieux, quitter sa zone de confort, ce n'est pas le plus facile... Et c'est la même chose pour tout le monde, il ne faut pas se dévaloriser pour ça.

    Enfin je te souhaite d'être heureuse :)

    Posté par Illyria, 02 décembre 2012 à 21:40 | | Répondre
    • Ahah, je suis encore sur ses bras un petit bout de temps ;)

      Tu mets bien les mots sur ce que j'ai voulu exprimer. Merci !

      Posté par JeuneAnecdotique, 02 décembre 2012 à 21:57 | | Répondre
  • J'ai atteins la limite, une foi. Il a arrosé la graine de ma rancoeur a coup de tromperie, de séjour a l'étranger sans moi, de trop de potes et de trop d'alcool. Et malheureusement pour lui, une autre personne est venu couper le gros arbre. Et je suis partie. Et je n'ai jamais eu le moindre regret !
    Et mon bucheron, c'est le père de mes enfants... Et a l'heure actuelle, aucune limite a l'horrizon.
    Les seules limites que je vois actuellement sont dans notre situation géographique et familiale. Mais ca, c'est un autre débat !
    Ce que tu as ecris sur la place que tu laisse a ton amoureux, sur tes changements de vie pour lui, ca me fait énormément penser a ce que je ressens par rapport a d'éventuelles amitiés. C'est drole comme tu as pu mettre des mots sur mes appréhensions !
    En tout cas, j'apprécie toujours autant mes venues sur ton blog. Tes mots sont fabuleux !
    Belle continuation !

    Posté par Mère 4.0, 02 décembre 2012 à 21:43 | | Répondre
    • S'il ne te rendait plus heureuse (et apparemment il n'y avait pas de quoi être très heureuse...), tu as bien fait! Tu es courageuse ! :)

      Bravo à toi d'avoir su prendre les devants et changer pour avoir une vie bien bien meilleure!

      Et merci beaucoup pour tes compliments qui me vont droit au coeur. Bisous !

      Posté par JeuneAnecdotique, 02 décembre 2012 à 21:58 | | Répondre
  • Ton article me touche beaucoup, je suis exactement au même point de réflexion sur mon couple que toi.
    Cette douleur de se dire " je ne suis plus heureuse, mais je l'aime et ne me vois pas vivre dans lui".
    Quel tiraillement, qui dure depuis un moment, à chaque dysfonctionnement je me dis que ça y est je vais claquer la porte ... et puis non, je reste.

    Ca devient compliqué pour moi, et on ne balaye pas d'un revers de manche 10 ans de vie de couple. Dilemme !

    En tout cas bon courage à toi !

    Posté par odile, 02 décembre 2012 à 22:15 | | Répondre
    • J'espère que cela s'arrangera ! Je ne connais pas ta situation et je ne peux pas me permettre de te conseiller quoi que ce soit... Juste, prends soin de toi, fais ce qui te semble le mieux pour ta vie.
      Gros bisous!

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:26 | | Répondre
      • Merci :)
        Des bisous !

        Posté par Odile, 06 décembre 2012 à 08:35 | | Répondre
  • Moi je l'ai déjà atteinte. J'étais un peu dans une situation similaire : c'était mon "premier vrai", il était gentil, il était amoureux aussi. Mais il était aussi rugbyman, ça ne volait pas très haut il faut le dire, et il préférait encore picoler avec ses copains, même si ça voulait dire que je poireautais dans la voiture en attendant qu'il ait fini. La libido n'en parlons pas ... ! La loose. Je ne l'ai jamais trompé ceci-dit, même si le pion über canon de mon lycée (j'étais en BTS alors) s'était mis en tête de m'embrasser et même si je jouais un jeu un peu dangereux.
    Plusieurs fois, je me suis dit "Rho putain, je devrais partir bordeeel". Mais c'est pas évident ! Tu le connais par coeur, il connaît tous tes mots de passe Internet, t'es sur sa dernière photo de famille et ses copains te connaissent (même si en vrai ils ne t'aiment pas). Et puis, je suis partie étudier un peu plus loin et il m'a juré de venir travailler aussi dans cette ville qu'il adore pour qu'on prenne un appart. JAMAIS il ne l'a fait !
    Et un jour, on a discuté : je lui ai demandé comment il nous voyait dans cinq, dix ans. Il m'a dit "oh non mais on va se marier et avoir des enfants hein, mais bon pour l'instant voilà, les choses sont comme ça". Ah. En gros, pour lui, j'étais acquise, c'était bon, on resterait ensemble ad vitam. Ce fut le coup de grâce pour moi, car il ne faut jamais croire que tout est acquis.
    Finalement je suis partie et ça a été l'occasion pour ma famille de me dire qu'ils n'avaient jamais compris cette relation ^^ et qu'ils étaient bien plus heureux pour moi sans lui.
    Ce que j'ai surtout ressenti, c'est une libération. Car oui je l'ai aimé, oui on a construit des choses, mais on a une seule vie et je pense que je méritais d'être plus respectée, plus heureuse, plus estimée.
    Donc je serais dans le camp qui te dit d'avoir les cojones et de reprendre ton envol, mais qui suis-je pour te conseiller ça ? ^^

    Posté par alyzeeroussel, 02 décembre 2012 à 22:42 | | Répondre
    • En effet dans ce cas là je suis heureuse pour toi que tu aies pris cette décision qui apparemment a fait beaucoup de bien à ta vie.
      Je ne me reconnais pas tellement dans ton histoire bizarrement, alors qu'elle n'était pourtant pas toute rose, comme la mienne. Mais tu as bien fait de faire cela, en effet un homme qui te croit acquise ne peut rien t'apporter de bon !
      Gros bisous.

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:29 | | Répondre
  • Je viens de découvrir ton blog et putain, en lisant ton article, je pensais avoir à faire à une jeune femme approchant la trentaine, je zone sur HC, j'apprends que t'en as 19... Je comprends que tu aies peur de quitter une partie de toi, mais dis-toi une chose, on se construit tout au long de notre vie, on évolue, qu'on soit seule, ou pas. Je comprends que tu tiennes à ton homme, le vecu, l'historique, les habitudes qui s'installent mais oh! Ne t'oublie pas là-dedans. Tu es jeune et il y a tellement de chose à vivre, avec ou sans lui. Pour moi, la vie de couple, c'est pas ça, encore moins à vos âges. Ne te mets pas la rate au court bouillon pour autant, le déclic, un jour tu l'auras. Je pense que tu n'as pas encore la limite c'est tout. Donc soit ça viendra tout seul, soit les choses s'amélioreront dans votre couple, auquel cas, va falloir que Monsieur bouge son fion.
    Allez courage, carpe diem :)

    Posté par Fulmina, 02 décembre 2012 à 22:49 | | Répondre
    • Hé oui, je suis jeune ! ^^
      Le truc, c'est que mon copain n'a pas mon âge. Il a bientôt 32 ans, il vit toujours chez sa mère, il est dans un fouillis professionnel depuis quelques années, et si je suis avec lui, c'est que j'ai bien conscience que je ne suis pas avec un jeune qui va m'emmener en boîte tous les samedis soirs, si je reste avec lui c'est que je me sens prête à, éventuellement, s'il le désire, passer à quelque chose d'engageant (emménagement, par exemple)
      Malgré mon âge, nos problèmes ne sont pas de l'ordre de "je ne profite de rien à cause de toi", car justement je profite davantage de la vie depuis que je suis en couple (avant j'étais une ado pas très sociale et pour preuve mon nombre d'amis actuels...) Bref.
      Haha, qu'il le bouge son fion, ça ne lui fera que du bien ! :D (et à moi aussi !)

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:33 | | Répondre
  • Ah la limite...Vaste question hein! C'est vrai que c'est un moment très compliquer, très dur...POur ma part je n'avais pas vraiment avant chaque rupture de période ou j'avais envie de partir...En fait c'était des coups de tête j'en déduis donc que ma limite était dépasser mais à cause de quoi je ne sais pas.Courage, c'est pas simple, mais tu finiras par découvrir tes limites, et surement a un moment ou tu ne t y attendras pas :D

    Posté par pti baton, 02 décembre 2012 à 23:20 | | Répondre
  • Je pense que quand on sens que l'on en peut plus il vaut mieux ne pas attendre cette limite. Mon ex était comme ton copain mais en 20 fois pire : pas de sexe, pas de câlin, pas de bisou, pas de compromis et passer la majorité de son temps à draguer sur facebook... Malheureusement pour moi je l'aimais quand même et cette amour m'a pousser jusqu'a cette fameuse limite. Cependant, il aura fallu que je me retrouve à l’hôpital pour prendre conscience qu'il y avait longtemps que je l'avais atteinte.

    Posté par Cl-Mira, 03 décembre 2012 à 05:34 | | Répondre
    • Ah oui, en effet... Je suis désolée que tu aies dû en arriver là et j'espère que tu vas mieux aujourd'hui... Grosses bises !

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:35 | | Répondre
  • Ah ça c'est dur de partir. La peur d'être seule, de réaliser que l'herbe est moins verte ailleurs, tout recommencer et dire adieu à une routine confortable...Même si au fond on sait que c'est la seule solution.
    Au bout d'un moment tu feras un choix, là c'est que tu n'es pas encore prête.

    Posté par DarkGally, 03 décembre 2012 à 12:13 | | Répondre
    • En effet, je ne pense pas que le quitter soit ce qu'il y a de mieux pour moi (pour quelqu'un comme moi, en tout cas), c'est ce qui bloque ma décision quand j'ai soudainement envie de le gifler et de le jeter par la fenêtre du troisième étage ;)

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:36 | | Répondre
  • Il y a quelques années, j'ai "osé" quitter mon ex avec qui j'étais depuis 1an et demi...J'en avais envie depuis des semaines, non pas parce qu'il ne me rendait pas heureuse mais parce que mes sentiments à son égard s'étaient fanés mais cette relation était confortable, j'étais bien avec... Et puis, j'ai rencontré un homme, et il a fait office de déclic, j'ai sauté le pas. Avec le mec, ça n'a pas duré (ça a même été un beau fiasco et j'en ai beaucoup souffert), mais dans ma tête, je savais que même si ça ne durait pas avec lui, il fallait que je quitte mon gars. Et je n'ai jamais regretté cette décision.
    Dans certains cas, oui il y a la goutte d'eau qui fait déborder le vase, mais dans d'autres, c'est juste qu'il faut avoir quelque chose à miroiter, un espoir d'une situation meilleure, pour oser sortir de cette situation de confort dans laquelle on se complait (que ce soit un autre homme, un projet professionnel etc...).

    Posté par Cathy, 03 décembre 2012 à 12:59 | | Répondre
  • Écoute, je te comprends totalement.
    Il y a une semaine jour pour jour, je quittais mon copain. Après seulement 2 mois ensemble. Mais dès le premier soir où on était ensembles, je me suis dit "Mais qu'est-ce que tu fais dans le lit de ce gars ?" Je sentais que je n'étais pas à ma place et pas à l'aise avec lui.
    Et pourtant j'ai tenu 2 mois en me disant sans cesse : "Demain je le quitte, je ne suis pas réellement bien avec lui". Mais voilà, quand j'étais dans ses bras, quand il m'envoyait des gentils SMS, j'oubliais ça.

    Et finalement, j'en ai parlé à mon meilleur ami. Il m'a tout de suite comprise et m'a dit (sans me forcer parce qu'il sait que le coeur a ses raisons que la raison ignore) que la seule solution était qu'il fallait que je le quitte. J'ai dit oui. Et j'ai laissé traîner.

    Et puis un jour j'en ai eu marre de me plaindre une énième fois à cet ami de ma relation foireuse qui ne m'épanouissait pas. J'ai pris sur moi et j'ai mis un terme à ces 2 mois.
    La meilleur chose que j'ai faite je crois. Je me sens revivre depuis. C'est là qu'on se rend compte qu'une relation dans laquelle on ne se sent pas à l'aise pourrit malgré tout.

    Donc... ;)

    Posté par Pauline, 03 décembre 2012 à 17:10 | | Répondre
    • Je ne crois pas en arriver là car quand c'est quand il n'est pas avec moi que je me sens pourrir... Même les jours où je n'ai pas de mots gentils, j'ai des sentiments très forts pour lui ;)
      Merci de ton témoignage! :)

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:38 | | Répondre
  • Je découvre ton blog et je me dis que tu as mis les mots (presque) exact à ce que je ressens vis-à-vis de mon copain. Cela fait trois ans également et longtemps que je me dis "bon là, ça dois finir" et plus ça va et plus je le pense sérieusement. Contrairement à toi, je sais que je vais le faire. C'est sûr... la prochaine goutte fera déborder le vase... Je ne pensais pas que ce serait si dur de quitter quelqu'un... et ça me rend bien malheureuse...

    Posté par Lili, 04 décembre 2012 à 00:05 | | Répondre
    • J'espère pour toi que ça s'arrangera... Ou pas, si c'est ce qui doit arriver... En tout cas je t'envoie pleins de bonnes ondes ! Prends soin de toi.

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:39 | | Répondre
  • Je n'ai jamais eu la force de quitter mon ex car j'étais emplie d'espoir que ça aille mieux entre nous, qu'il change, qu'on redevienne heureux comme avant etc... Au final, Je me suis pris dans mon propre piège : dépression suicidaire.

    C'est lui qui m'a quittée et je l'en remercie. Malheureusement, je doute que ça me serve de leçon car si ça doit de nouveau m'arriver, je ne serai pas étonnée de refaire la même connerie (à trop espérer)...

    Posté par Ingrid, 05 décembre 2012 à 20:55 | | Répondre
    • La dépression suicidaire, j'y ai déjà eu droit. Pas à cause de mon couple, à cause d'un tout, mais mon couple n'a certainement pas aidé. Je suis vraiment désolée que tu aies subi ça... C'est dur en amour de ne pas reproduire les mêmes erreurs... La raison est dans le mot "amour", ce truc qu'on contrôle pas trop trop malheureusement :/

      Posté par JeuneAnecdotique, 05 décembre 2012 à 23:40 | | Répondre
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