15 octobre 2013

Pourquoi c'est has-been de punir un enfant ?

 

 

 

Dans mes moments d'égarement, il m'arrive de me tenir au courant de l'actualité. J'aime bien, ça fait adulte, et puis on lit parfois des trucs intéressants. Parfois. Les autres fois, il peut arriver que mes yeux saignent, et que je me vénère grave (en fait, souvent). Ma dernière crise en date, je l'ai eu en lisant un article du Parisien, qui relatait comment un père de famille était passé au tribunal et avait eu 500 euros d'amende à verser à l'Etat pour... avoir donné une fessée à son enfant.

Alors, je ne vis pas dans une grotte, j'étais bien vivante quand le débat a eu lieu et que l'interdiction de la fessée et de la gifle a été évoquée. Mais dans cet article, des citations ont complètement hérissés tous les poils de mon corps.


Je vous copie colle la petite braise qui allumé la dynamite que je suis : "Ce n'est pas une mode, «c'est une violence ! Doublé d'un acte humiliant pour l’enfant qui, à 9 ans, se retrouve les fesses à l’air pour se faire frapper» a fustigé Estelle Lamotte-Genet, présidente du tribunal. Et le vice-procureur, Jean-Paul Lescat, d'appuyer : «Heureusement, nous n'en sommes plus au temps où parents et éducateurs infligeaient des punitions physiques. C'est un temps révolu»."


Mon bon monsieur, nous n'en sommes peut-être plus à ce temps-là, c'est vrai. Pour preuve, ce sont maintenant les élèves qui punissent leurs professeurs en les insultant, en leur crachant à la gueule, en leur jetant des stylos à la figure (j'en ai été témoin au collège) et, pour les plus graves, en leur plantant un joli couteau dans le bide. Nous en sommes au temps où la violence, ce n'est pas les parents qui la font régner, mais aussi les jeunes. La génération d'aujourd'hui se barre complètement en couilles parce qu'on les laisse tout faire, au nom de quoi ? Au nom de la non-violence, pour les laisser dicter la leur. Faudrait peut-être arrêter de chier des bulles et voir la vérité en face.

Je le dis, sans me vanter, je suis bien éduquée. Je suis gentille. Je suis serviable. Je suis respectueuse de mes aînés. Quand ma responsable m'a dit que je pouvais la tutoyer, j'ai dit "ok", mais depuis, j'en ai été bien incapable, parce que je ne PEUX pas tutoyer mes supérieurs, ou les gens que je ne connais pas. Je suis bien élevée. Je me suis prise des baffes dans la tête par mon papa, ma maman m'a déjà plaquée au mur après un gros caprice en public et la maîtresse m'a déjà tapée les doigts avec une règle parce que j'ai délibérement fait ce qu'elle venait de dire de ne PAS faire. Et où j'en suis ? Je suis traumatisée, humiliée ? Non, comme je l'ai dit, je suis bien élevée. J'ai mon caractère, mais je fais ce que mes supérieurs me disent de faire et je ne manque de respect à personne. Je remets même en place les gens qui manquent de respect aux autres, car ils m'emmerdent carrément.

Quand je suis au guichet au boulot, et que je vois des jeunes (et je n'ai que vingt ans, merde) venir, me parler comme un chien, mâcher leur chewing-gum comme des vaches, demander des billets de retard de train pour ensuite flâner toute la journée près de la gare (= sécher les cours), et prendre les bornes de tickets pour un bar où ils posent leurs canettes d'Oasis en fumant des joints et empêchant les gens de passer, bah je me dis que y a comme une couille quelque part. Si on caresse les enfants dans le sens du poil et qu'on ne les corrige pas quand c'est mérité, ils seront encore pire que les énergumènes que je viens de vous décrire. Je ne dis pas que l'éducation se fait par la violence. Une punition, physique ou non, doit être méritée. Tu ne dois pas gifler ton enfant dès que tu es un peu de mauvaise humeur et qu'il fait un peu trop de bruit en jouant.

Le juge qui a dit que nous n'en étions plus à ce temps, comme si faire de ses enfants des personnes biens étaient un concept moyen-âgeux, je ne le comprends pas. J'essaie, mais voilà, je ne le comprends pas. Peut-être que déculotter un enfant pour le fesser, c'est trop. Je suis d'accord. Mais une gifle ou une fessée normale quand l'enfant va trop loin, je suis d'avis que ça l'empêche de recommencer.

Quand je gardais le petit de quatre ans l'année dernière, je ne pouvais pas m'empêcher de me dire qu'il aurait suffi d'UNE fessée, une SEULE petite fessée, pour qu'il se comporte mieux. Sa mère le laissait tout faire, elle lui courait partout après, on pouvait s'époumoner autant qu'on voulait, il vous regardait en rigolant comme un singe et vous pouviez toujours courir pour qu'il obéisse. Pourquoi ? Parce qu'il savait qu'il ne lui arriverait rien. Bah, s'il avait vu une seule fois que sa mère pouvait lui coller une tape sur les fesses au lieu de lui dire "calme-toi mon chéri" pendant qu'il débitait des insultes, je ne pense pas qu'il aurait recommencé.

Je ne prône pas la violence. Je ne comprends juste pas comment on peut penser qu'il ne faut plus corriger les enfants, quand on voit la génération d'aujourd'hui. Il le FAUT, d'une manière ou d'une autre. C'est fichtrement pas possible de laisser couler certaines choses.

Bref. Je voulais donner mon avis là-dessus. On pourra me traiter de vieille réac, je n'ai que vingt ans, j'ai reçu beaucoup de claques et pourtant je suis contre cette loi débile et ouverte au laxisme. Qu'en pensez-vous ?

 

 

 

Posté par JeuneAnecdotique à 15:57 - - Commentaires [30] - Permalien [#]


Commentaires sur Pourquoi c'est has-been de punir un enfant ?

    Comme je suis d'accord ! Je travaille aussi avec des enfants et je vois l'éducation donnée par les parents. Ceux qui se prennent des fessées sont bien loin d'être les plus malheureux ! Et tout comme toi j'ai 20 ans mais nous ne sommes pas de vieilles réac' ;)

    Posté par isil, 15 octobre 2013 à 16:23 | | Répondre
    • Pareil. J'ai bossé en maternelle quelques mois et les parents qui avaient l'air les plus autoritaires nous amenaient des petits sages en classe, qui ne manquaient pourtant pas de caractère, mais qui savaient se tenir.

      Posté par JeuneAnecdotique, 15 octobre 2013 à 16:56 | | Répondre
  • je n'ai "que" 26 ans et comme toi, je me demande ou va le monde! J'ai bien reçu des baffes et je n'en suis pas morte pour la cause. Comme toi, j'ai l'impression d'avoir eu une bonne éducation et de me dire que ces deux termes sont usités à l’heure actuelle. Pour l'instant c'est le pouvoir aux gosses...j'espère un jour que la société aura compris que ça fait un bout de temps qu'on a foncé droit dans le mur et qu'on essaye de passer au travers, en prime!

    Posté par Cari, 15 octobre 2013 à 16:25 | | Répondre
    • Oui, avant même que ce débat ne soit entamé, je voyais bien qu'on surprotégeait de plus en plus les enfants, ça en devient ridicule.

      Posté par JeuneAnecdotique, 15 octobre 2013 à 16:55 | | Répondre
  • Ben moi je pense que justement, le fait de "recevoir beaucoup de claques" a créé une générations de gens anxieux et timides, ayant du mal à trouver leur place dans la société. Je ne dis pas que c'est ton cas. C'est le mien. Et c'est celui de beaucoup d'autres. J'ai reçu beaucoup de claques, ça ne tue pas, mais ça m'a appris que ça permet de bien se défouler sur les plus faibles. Les enfants sont chiants ? BAM ! J'ai pas d'enfants, j'ai des chats, pareil : une connerie ? BAM !

    Jusqu'au jour où j'ai réalisé que ça ne servait à rien, à part à me soulager moi... Est ce que quand je marche sur mon chat (parce qu'il est dans le chemin, je ne suis pas un monstre), je l'autorise à me donner un coup de patte ? Non. Est ce que le parent qui gueule à tort sur son enfant l'autorise à lui foutre une baffe ? Non.

    Les gamins qui tapent, ça peut arriver, mais c'est pas une généralité quand même.

    Je suis persuadée que c'est un tout, c'est pas juste la fessée qui permet à l'enfant de savoir où sont les limites. Gueuler pour un oui ou pour un non, c'est comme donner des fessées à tout va : l'enfant sait bien, ou ne sait plus en fait, que ça fera pas que maman/papa l'aimera moins.

    Je n'ai cependant pas de solution miracle, mais je suis anti-fessée, parce que beaucoup d'enfants "bien élevés à la fessée" sont des enfants battus qu'on ignore. Etre battu, c'est pas seulement finir à l'hôpital à moitié mort, c'est parfois simplement ne pas pouvoir l'ouvrir sans s'en prendre une. Et valoriser la fessée punitive, c'est aussi conforter ces parents là dans l'idée qu'ils ont raison de le faire.

    Quant aux jeunes "mal élevés car pas frappés" euh... Moi je suis pas surprise qu'ils le soient (bien que "de mon temps" ils existaient déjà, ces jeunes "mal élevés" là)... Ils prennent exemple sur leurs supers idoles de téléréalité qui se croient tout permis. En tout cas, toujours de mon temps, c'était bel et bien le cas, ils se calquaient sur les troubles fêtes de loft story, star academy... Et sur les American Pie ! Super cocktail ! ;-)

    Pardon pour mon pavé, mais c'est un sujet qui me fait réagir ! :D

    Posté par PetiteBelge, 15 octobre 2013 à 16:26 | | Répondre
    • Justement, je ne parle pas de se défouler. Je parle de punir de cette manière uniquement si c'est bien mérité. Les gens qui se défoulent en tapant, ça n'a aucun rapport avec l'éducation je pense.

      Peut-être que des gamins qui tapent ne sont pas une généralité, n'empêche qu'ils y en a énormément, et quand je parle d'enfants, je parle aussi de jeunes adolescents. Il faut arrêter de se voiler la face. Le petit de 4 ans que je gardais m'a volontairement envoyé une voiture à la figure, il m'a balancé des coups de pieds, j'ai vu des enfants se taper dans la cour de récré, des bastons j'en vois tous les jours dans la gare où je travaille (entre des jeunes...). Il faut arrêter de dire que c'est une minorité car c'est quelque chose qu'on voit souvent quand même.

      Et "ne pas pouvoir l'ouvrir sans s'en prendre une", encore une fois, ce n'est pas l'extrême dont je parle... Oui, ça, c'est être battu. Mais se prendre occasionnellement une gifle quand on dépasse les limites (et non juste pour une petite bêtise), je ne considère pas ça comme de la maltraitance. Chacun son avis :)

      Et oui, les mal élevés ont toujours existé, mais force est de constater que ça ne va qu'en empirant justement, et s'ils ne savent plus où sont les limites à cause de ces émissions à la con, c'est aux parents de leur en donner, pas forcément physiquement mais voilà, les parents ont toujours un rôle à jouer.

      Posté par JeuneAnecdotique, 15 octobre 2013 à 16:53 | | Répondre
      • Comme tu dis, "pas forcément physiquement" c'est ça qui est important pour moi. Nous ne sommes plus des animaux soumis à nos instincts primaires (du moins pas tout le temps ;-)). Et puis est ce que tu as envie de gifler les clients adultes qui te manquent de respect ? (Peut être en fait haha)

        Concernant les "agressions entre jeunes", peut être que j'ai fait ma scolarité dans des zoos, mais il ne se passait pas une récré sans qu'une bagarre n'éclate, sans compter celles qui se déroulaient en classe ou après l'école. (Bien sur ça restait au niveau "pif paf pouf", bien qu'une ou deux fois des armes aient été sorties, mais à l'époque, on regardait plutôt la petite maison dans la prairie que les Experts haha...)

        Pour finir, j'en reviens à l'article que tu cites en début de billet. Et j'y réagis, car je ne l'avais pas lu avant de te lire toi toute à l'heure ! ;-) Même si payer une amende pour une fessée ça paraît énorme, quand je lis que le père a déculotté un enfant de 9 ans (9 ans quand même, c'est plus un bambin qui comprend pas les mots !) pour le fesser parce que le gamin faisait son pré ado qui boude depuis quelques jours euh... Il va apprendre quoi le gamin ? Que quand une personne tire la tronche, faut la taper ? :D
        Pourtant les gens réagissent tous en faveur du papa qui a, par cette fessée, "appris la vie" à son môme. (Phrase lue sur FB ou sous un article qui en parle, je sais plus).

        Bref, re désolée pour le pavé !

        Posté par PetiteBelge, 15 octobre 2013 à 21:10 | | Répondre
        • Oui, j'en ai envie, malheureusement, je ne suis pas leur mère, et s'ils n'ont pas appris le respect ce n'est pas à moi de le faire. Je ne suis pas pour la violence, je ne suis même pas pour la fessée qui fait mal. Mon père me donnait des claques derrière la tête, ça ne faisait pas tellement mal mais j'en avais peur pour autant, pour le "geste". Je voyais que certaines choses n'étaient pas biens si mon père en venait là. La seule fois où il m'a frappée pour de vrai, c'était pour cause de dépression, dans une crise de folie, sans vraie raison, et là OUI c'était de la violence, sans but, sans leçon de vie. Il s'en est excusé, n'a jamais recommencé. Je sais pourtant bien faire la différence entre les deux, et j'ai vécu les deux.

          Comme je le précise dans l'article, je ne suis pas pour le déculottage. Je trouve l'acte un peu concon, humiliant sans raison, et 9 ans pour ça, c'est un peu gros. Ce qui ne m'a pas plu dans l'article, ce n'est pas autant l'âge de l'enfant, le contexte, le pourquoi du comment, mais la réaction du juge et ce qu'il en dit. Il aurait dit la même chose pour une fessée non déculottée sur un enfant plus jeune, étant donné que maintenant la loi est CONTRE la fessée. Alors c'est à ça que je réagissais.

          Je ne suis pas non plus forcément d'accord avec les arguments des personnes qui sont pourtant pour. Nous avons chacun les nôtres ;-)
          (Perso, moi aussi la raison de la fessée me semble un peu abusée, mais ça m'a permis de réagir à cette surprotection actuelle de l'enfant qui m'agace à un point inimaginable).

          Posté par JeuneAnecdotique, 15 octobre 2013 à 23:57 | | Répondre
    • Je trouve que tu as une très belle façon de voir, très idyllique, on rêverait tous d'être comme tu le décris...en revanche, je te mets au défi de te faire respecter face à un petit de 4 ans qui te provoque délibérément, chaque jour qui passe, sans jamais hausser le ton ou oser une petite claque... si tu y arrives, chapeau.
      Je te dis pas que je frappe le mien à coup de martinet chaque matin, je te rassure! Mais la petite punition qui va bien fait toujours son effet et définit les limites que les remontrances orales n'ont pas réussi à poser. Oui, moi aussi j'ai un chien et j'ai eu des chats, et je t'assure que ce n'est pas la même catégorie!!
      Après, c'est évidemment du bon sens, frapper, battre, là, la question ne se pose même pas!
      Et au final, même à 3/4 ans, je vois la différence du mien (avec lequel c'est un combat quotidien) et les autres où tout est permis, parce que dehors, tu ne les tiens plus, et là, l'autorité fait totalement défaut. J'ai déjà vu une gamine se faire écraser par une voiture parce qu'elle n'obéissait pas à sa mère qui lui a dit 'non ne traverse pas'. Cette gamine n'a jamais du obéir une seule fois...on oublie aussi souvent que pour un enfant, 'obéir' c'est aussi pour son bien, pour éviter les dangers, et pas juste de la discipline digne du 18e siècle. Et pour bien se comporter en société plus tard, accessoirement.

      Posté par FI, 16 octobre 2013 à 17:04 | | Répondre
  • Je suis totalement d'accord avec toi !

    Posté par Délices de minie, 15 octobre 2013 à 18:12 | | Répondre
  • Personnellement, ma mère me frappait quand je faisais un caprice ou quand je faisais une colère ou une bêtise (je n'avais même pas conscience que je faisais quelque chose de mal). Finalement, ma soeur a pigé que c'était un bon plan pour faire régner l'autorité et elle s'y est mise aussi. Résultat : une nana craintive qui se protège de son bras dès que l'une des deux l'approche. AH OUAIS SUPER RESULTAT!

    Posté par Decay, 15 octobre 2013 à 18:57 | | Répondre
    • Ta soeur n'est pas ta mère. C'est elle le problème.
      Ensuite, si ta mère te filait une fessée à chaque bêtise, ça ne concerne pas vraiment ce que je décris dans l'article, vu que je me dis contre les parents qui donnent des corrections de ce genre pour des broutilles (un enfant qui fait du bruit, qui casse quelque chose sans faire exprès, c'est pas grand chose et ça ne justifie pas ça).
      Ce n'est pas parce que certains abusent de ces méthodes qu'utilisées à bon escient elles ne peuvent pas apprendre certaines choses... Moi aussi j'ai souvent peur de mon père lorsqu'il s'approche de moi ou qu'il a des gestes brutes, car c'est lui qui me filait les corrections physiques étant petite. Et pourtant, bizzarement, je ne suis pas pour tout laisser faire sans broncher... Il y a des limites à ne pas franchir, côté parents et côté enfants :)

      Posté par JeuneAnecdotique, 16 octobre 2013 à 00:00 | | Répondre
      • Pour ça, je suis d'accord. En cas d'extrême (coucou viol d'une jeune fille le soir) ou d'action mauvaise répétée (genre le gosse qui frappe ses camarades tous les jours alors que vous lui avez déjà expliqué plusieurs fois), je comprends qu'on puisse donner une claque histoire d'être clair, mais je n'ai pas l'impression que tous les enfants en ont besoin :/

        Posté par Decay, 18 octobre 2013 à 18:25 | | Répondre
  • Complètement d'accord! Je n'aurais pas mieux dit moi même! et en tant que prof qui se fait insulter/cracher à la gueule/ menacer ... merci !!

    Posté par La maîtresse, 15 octobre 2013 à 20:15 | | Répondre
  • Je suis plus que d'accord avec toi. J'ai vingt-trois ans, toutes mes dents et comme toi, j'ai eu le droit à mon lot de fessées et de claques quand j'étais maintenant, et je crois que ça ne m'a fait que du bien. Je respecte mes aînés, je vouvoie les gens qui me sont supérieurs ou que je ne connais pas et je suis polie.

    Aujourd'hui que je garde des enfants, je vois le fossé qu'il y a entre mon éducation et celles des gamins que je garde. Le truc qui m'horripile le plus, c'est quand le petit fait une bêtise, on le dispute (gentiment quand il s'agit des parents) alors il se mets à pleurer et hurler comme si on venait de lui arracher une jambe. Du coup, la mère le prend dans ces bras pour lui faire un gros câlin. Et pas plus tard que ce soir, le fils d'amis du couple n'arrêtait pas d'appeler notre serveur "serviteur" sur un ton super condescendant, et c'est à peine si les parents l'ont repris.

    Je ne prône pas la violence non plus, mais une fessée pour les remettre à leur place quand c'est justifié. Il ne s'est pourtant pas passer tant de temps entre moi et mon frère, mais je vois nettement la différence entre nous deux. Alors que je traite mes parents et les profs avec le respect qu'il mérite, il les prend pour ces potes. Il n'est pas "atteint" comme peuvent l'être d'autres, il a la notion de respect aussi, mais teinté d'une insolence qui m'insupporte.

    Je ne suis pas du genre à taper, il faut vraiment me mettre à bout pour que je le fasse, et jamais je ne lèverais la main sur les enfants que je garde, mais cette génération me fait un peu peur pour l'avenir. Ils vont croire que tout leur est acquis et qu'il suffit de prendre pour avoir ce qu'ils ont envie. Puisque même si c'est interdit, ce n'est pas vraiment puni.

    Bref, tout ça pour dire que je suis d'accord avec toi. Et je trouve ça désolant que ça soit notre génération qui semble s'en inquiéter...

    Posté par LadySo, 15 octobre 2013 à 23:31 | | Répondre
  • Ma fille a neuf mois et fait maintenant du quatre pattes. Elle va donc partout et touche à tout.
    Lorsque j'en ai parlé à l'une de mes collègues elle m'a dit "Oh bah faut tout planquer !"
    Non, pourquoi tout planquer ? Je ne vais pas revoir tout mon intérieur pour qu'elle ne touche à rien. Nous lui disons simplement non. Alors oui, elle va TOUJOURS aux mêmes endroits, 10 fois de suite, mais on lui dit non autant qu'il le faut. Et elle comprend, ce à quoi elle a droit ou pas. Hier je vidais le lave vaisselle et elle s'amusait à toucher la porte. Je lui ai dit non au moins 6 fois et lui ai dit qu'elle calerait avant moi. Au bout d'un moment elle est partie, et quand elle est revenue elle n'a plus touché. Parfois il faut une micro tape sur la main pour qu'elle comprenne, ou alors je la change d'endroit, ça elle déteste.
    Tout ça pour dire qu'il faut imposer des limites aux enfants, parce que si on avait tout planqué, quand on va chez des gens ils font pareil ? Et bien non, ma fille a des limites et elles sont applicables partout. Car c'est ça qu'il manque bien souvent, des limites, des règles.

    Posté par Maaademoisele A., 16 octobre 2013 à 07:12 | | Répondre
  • Personnellement,donner une fessée deculottée ou frapper le visage, c'est quelque chose qui me choque. Et certes une fessée ne fait de mal à personne, mais quand on en vient à la violence pour éduquer son enfant, c'est qu'on a oublié quelque chose en route, comme le dialogue. Certes, c'eztnpeut plus facile à dire qu'a faire mais c'est mon avis. Et non, les jeunes ne sont tous comme ca. Belle soirée !

    Posté par la Ptite Bulle d, 16 octobre 2013 à 19:04 | | Répondre
    • Je me suis dit contre la fessée déculottée :)

      Ensuite, je ne pense pas que ça soit les parents qui mettent des fessées qui doivent le plus se remettre en question sur l'éducation de leur enfant, mais justement ceux qui ne font pas grand-chose. C'est bien joli de dire que le dialogue existe, mais pendant un an j'ai essayé de dialoguer avec un petit de 4 ans qui faisait n'importe quoi... Quand ça va trop loin, les mots ne suffisent pas à calmer un enfant. Un beau discours n'atteint pas un gamin...

      Bien sûr que les jeunes ne sont pas tous comme ça, je n'ai jamais dit une telle chose, je me serais même critiquée moi-même si ça avait été le cas ;-)

      Posté par JeuneAnecdotique, 17 octobre 2013 à 02:23 | | Répondre
  • jai recu des claques, j'ai des enfants et ma fille de 2 ans se prends des tapes sur les fesses quand elle fait des betise. apres non je ne l'a battrai pas j'ai trop souffert de ça petite

    Posté par Sophie-Mum, 16 octobre 2013 à 21:33 | | Répondre
  • Je me pose beaucoup la question de la fessée depuis quelques temps. J'ai été élevée à la claque et la fessée et je suis, comme beaucoup l'ont déjà exprimé ici, très bien éduquée et respectueuse. Je me disais jusqu'à pas longtemps que cette éducation était la bonne. Mais aujourd'hui, je me rend compte que ce n'est pas si simple.. Je n'ose pas m'exprimer face à mes supérieurs et je me laisse allègrement marcher dessus. C'est aussi une question de personnalité (je suis très timide), mais je pense aussi que je n'ai pas pu prendre l'assurance dont j'avais besoin.

    J'ai un fils de 2 ans et j'essaie de ne pas céder à la fessée. Or, ne pas donner la fessée ne veut pas dire ne pas éduquer. Je répète les choses 1000 fois par jour tous les jours, je dialogue beaucoup. Quand ça va trop loin, je le punis et le force à réparer sa bêtise et à s'excuser. La fessée ne doit pas être systématique je pense.
    Oui, c'est long, ça prend du temps, l'enfant ne s'éduque pas en un jour. Le plus dur dans l'éducation d'un enfant, c'est de ne pas lâcher. Je constate tous les jours, que les enfants les plus terribles sont ceux dont les parents ne réagissent pas à la bêtise de leurs enfants.
    Donc fessée ou pas fessée, finalement, il faut surtout des parents qui soient présents/impliqués et ne cèdent pas à la facilité.

    Posté par millie, 17 octobre 2013 à 07:56 | | Répondre
  • Personnellement je n'ai pas été élevée à la fessée et je ne crois jamais avoir reçu de gifle, ni de mes parents, ni de la part de quelqu’un qui représentait l'autorité. Pourtant, j'ai toujours été très polie et très respectueuse. Donc pour moi la "bonne éducation" ne passe pas nécessairement par un acte de violence. Après, j’ai conscience que c'est aussi une question de caractère, évidemment, et je ne pense pas avoir été une enfant particulièrement difficile. Mais il faut arrêter de dire que si on a été poli et obéissant c'est parce que la fessée/gifle nous as appris où étaient les limites...

    Et quand tu dis que t'as bataillé pendant un an avec un enfant qui n'en faisait qu'à sa tête, c'est parce qu'à mon avis ses parents n'ont jamais réussi à le faire obéir depuis le début. Et complètement sans repère, il aurait maintenant besoin d'une bonne claque (peut-être, même pas sûre que ça marche) pour comprendre quand il franchit les limites. Mais si dès le début, ses parents avaient été fermes et avaient réussi à s'imposer (je me doute bien que c'est difficile et que ça se fait pas en un jour), il me semble que la violence ne serait pas nécessaire : )
    Éduquer quelqu’un et lui apprendre à vivre en société est une chose très difficile j’imagine, et malheureusement tous les couples qui décident de faire des enfants ne sont pas nécessairement prêts à ça, n'ont pas forcément la maturité nécessaire et n'ont parfois eux mêmes pas l'éducation et les repaires suffisants pour comprendre de quel équilibre leurs enfants ont besoin.

    Posté par Mina, 17 octobre 2013 à 16:16 | | Répondre
    • Je ne dis pas que la fessée m'a appris où était les limites, je dis qu'elle n'a pas fait de moi une enfant traumatisée, ni violente, ni complètement en miettes... C'est ce qui m'énerve le plus dans ce débat. Qu'on considère ça comme choquant ou non, ça nous regarde. Après, il faut arrêter de dire que ça crée des handicapés émotionnels, que c'est traumatisant, qu'ils vont en mourir... ^^ Si les parents sont violents, qu'ils battent l'enfant, oui. S'il se reçoit une tape sur les doigts ou les fesses quand il fait vraiment de la merde, bah, c'est son caractère qui déterminera sa réaction. Je pense que les parents connaissent le caractère de leur enfant et savent réagir en conséquence.

      Pour le petit que j'ai gardé, c'est à peu près ça. Aucune (AUCUNE) éducation venant de la mère et un père absent. Voilà voilà. J'ai bien essayé de dialoguer, je n'ai même fait que ça vu que je n'ai jamais levé la main sur un enfant, et il avait beau m'adorer, il restait infernal. J'en aurais bien fait de la bouillie parfois lol

      Posté par JeuneAnecdotique, 18 octobre 2013 à 02:36 | | Répondre
  • Je suis un peu plus âgée que toi et pas mal d'expérience avec les enfants (j'ai été animatrices) et moi-même maman d'une petite fille de 6 ans qui a un caractère de cochon et je suis totalement CONTRE les expressions de violence telle claque, gifle, fessée, légère tape sur la couche ou que sais-je encore. Autoritarisme n'est pas autorité et les parents qui ne savent pas se faire obéir sans claques ou autre ne sont pas de bons éducateurs. Ma fille n'a jamais fait preuve d'insolence ou violence... pourtant elle sait qu'en cas de bêtises elle peut avoir une sanction. Et je ne l'ai jamais tapé (même une petite tape sur la main!). Il faut vraiment arrêter de penser que seule la violence de l'adulte est la solution et proposer d'autres façons d'éduquer. Si tu te comportes bien avec un enfant en étant une référence en tant qu'adulte sans tout céder et en ne pensant pas que c'est la 8ème merveille du monde cela poserait certainement moins de soucis.

    Posté par Siam, 17 octobre 2013 à 17:52 | | Répondre
    • Ai-je dit que seule la violence permettait d'éduquer ? Il ne faut pas prendre les paroles de chacun et les pousser à l'extrême.
      Heureusement qu'un enfant ne s'éduque pas qu'avec des petites tapes sur les mains, sinon il n'ira pas bien loin. Tu peux dire que les gens qui ont mis quelques claques ne sont pas de bons éducateurs, mais ça a été mon cas (sans excès, c'était rare, il fallait que je dépasse les bornes), mes parents m'ont très bien éduquée, je les aime, je les respecte, je n'ai aucun souci, alors il ne faut pas non plus diaboliser ce genre de punition, si elle reste rare.

      Pour ta dernière phrase, je n'ai pas l'habitude d'être sarcastique... lol. Mais c'est un peu plus simple à dire qu'à faire. J'ai moi aussi un peu d'expérience avec les enfants, j'étais loin de tout céder (ce qui me valait des crises) et encore plus loin de le considérer comme la huitième merveille du monde, et je peux te dire que c'était un enfer chaque jour cet enfant. Chaque enfant a son caractère et malheureusement le dialogue ne règle pas tout avec chaque enfant... Ce serait un monde merveilleux ^^

      Posté par JeuneAnecdotique, 18 octobre 2013 à 02:32 | | Répondre
  • Merci pour ton article. Je n'ai que 8 ans de plus que toi, mais c'est tout même agréable de savoir que des plus jeunes pensent comme moi.
    Ce n'est pas aider les enfants que de les laisser tout faire. Il leur faut des limites, et ils testent justement les adultes là-dessus.
    J'ai un enfant depuis l'an dernier, et on fait notre maximum pour qu'il apprenne le respect. Pour moi, les maux de la société partent du non-respect. Ca fait un peu nunuche, mais cette phrase est tout à fait vraie "ne fait pas à ton prochain, ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse".

    Posté par Sophie, 19 octobre 2013 à 17:54 | | Répondre
  • Je n'ai pas lu tous les commentaires, donc si je répète quelque chose de déjà dit, excuse moi. Tout d'abord, je trouve ton article très bien argumenté, MAIS : je ne suis absolument pas d'accord avec toi. Je n'ai que 16 ans et sans doute pas assez de recul, mais la fessée ou la punition n'a absolument JAMAIS été une solution pour moi. Au contraire, je trouvais cela tellement idiot/inutile/injuste que ça m'incitais à recommencer. J'ai aussi le souvenir de ma mère qui me frappait et me disait qu'elle n'arrêterait que si je m'arrêtais de pleurer, or plus elle me frappait plus je pleurais... MAIS (il y a toujours des mais), il ne s'agit ici que de mon expérience personnelle. J'ai toujours tendance à envisager les choses de manière positive, et comme la punition est tout sauf positive, je n'adhère pas. Ceci dit, tu as partagée ton expérience personnelle en disant que ces punitions t'ont aidée à être quelqu'un de bien. Donc, je pense qu'il n'y a pas de vraie réponse quant à la punition, physique ou non : cela dépend tout simplement des enfants, comme beaucoup de choses dans l'éducation... Bon, je ne me suis jamais occupé d'enfants, donc arrêtez moi si je dis absolument n'importe quoi. Autre chose : je pense que si un ado sèche les cours, fume des joints, est irrespectueux, une punition ne lui apprendra sans doute rien, c'est déjà trop tard, il ne faudrait pas attendre d'en arriver là pour réagir. Prévenir plutôt que guérir.

    Posté par Ama, 19 octobre 2013 à 23:47 | | Répondre
  • je suis triste de lire des avis comme ca venant de personnes si jeunes ...
    la France n'est pas prête d’éradiquer la violence éducative ordinaire tant qu'on continue de penser qu'une bonne fessée suffirait pour remettre en place....

    comme toi, je suis bien élevée, polie, je respecte les gens, mais je n'ai jamais recu de claques gifles ou fessées. aucune. ni mes soeurs qui n'ont pas tourné délinquantes non plus.

    et il faudrait aussi arrêter de croire que ne pas mettre de fessée c'est être laxiste.
    il existe des dizaines de façon d’élever des enfants sans la fessée.

    en suède, il y a 34 ans ils ont interdit la fessée et châtiments corporels. Les suédois sont des gens comme vous et moi, pas plus mal élevés, pas plus laxistes.
    pendant tout ce temps, la France tergiverse encore.
    en une génération, les suédois ont réussi a complétement changer leurs mentalités.

    dans ce domaine, la France est un très mauvais élève européen, une plainte a d'ailleurs été déposée contre elle.

    Posté par vero, 20 octobre 2013 à 18:57 | | Répondre
  • Tout comme toi je trouve dingue de foutre une amende à un père qui a fessé son gamin. Je trouve que la sentance est juste oO Exagérée

    MAIS je suis contre tout le reste de ton discous :) Je suis contre la fessée ou tout autre forme de violence.
    Je suis tout autant choquée par l'amende que par le fait que tu aies "peur" de ton père (ref à un de tes commentaires).

    En tant qu'adultes quand ton patron ou la société veut t'apprendre quelque chose il ne te frappe pas, il te punit.
    La punition c'est le moyen d'éducation, pas la violence. Si je ne me permets de donner un claque à mon voisin car il laisse son chien pisser sur mes fleurs alors non je ne vais pas claquer mon fils pour ça.
    De plus, difficile de lui apprendre à ne pas frapper un camarade si toi même tu te permets de le faire sur lui.

    Tes arguments ? "Des fois il faut, C'est ton dernier recours". C'est bien beau de dire ça mais ton gamin, quand il aura tapé X et qu'il te dira "il faisait pas ce que je voulais, c'était mon derniers recours" t'auras bien l'air maligne.

    Ce que moi et tous les autres commentaires anti-violence voulont te dire c'est que oui toi, toi dans ta personnalité unique, tu as très bien pris les fessés/claques mais que pour une majorité non. Donc on ne peut universaliser la fessée/claque. Donc si on ne peut pas l'autoriser alors on doit l'interdir.
    Maintenant, il y a interdire et faire payer un amende pour ça. On est d'accord.

    Aucune personne, enfant ou adulte ne devrait avoir peur de quelqu'un. Avoir peur de la punition oui mais pas peur de quelqu'un => la violence ne peut donc faire partir d'un monde comme ça :)

    Posté par Fluffy, 20 novembre 2013 à 17:50 | | Répondre
  • Justement, je ne parle pas de se défouler. Je parle de punir de cette manière uniquement si c'est bien mérité. Les gens qui se défoulent en tapant, ça n'a aucun rapport avec l'éducation je pense.

    Posté par Adelise Robert, 18 décembre 2013 à 17:42 | | Répondre
  • Pareil. J'ai bossé en maternelle quelques mois et les parents qui avaient l'air les plus autoritaires nous amenaient des petits sages en classe, qui ne manquaient pourtant pas de caractère, mais qui savaient se tenir.

    Posté par Adelise Robert, 21 décembre 2013 à 19:12 | | Répondre
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